| Auteur : Vincent Mariello |
Publié le 18/07/2010 |
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Débouya pa péché… dit-on !
Un vieil adage martiniquais prétend que débouya pa péché, ce qui peut approximativement se traduire par la fin justifie les moyens. Compte tenu de la situation socio-économique du pays certains ont érigés cet adage en principe de vie, faisant, pour les uns, de l'économie informelle (travail au noir) un moyen de subsistance et, pour les autres, de l'économie sous-terraine (trafics en tous genres) un moyen de vivre au-delà de leur revenu licite.
Si l'on peut aisément comprendre les premiers il est évident que les secons ne peuvent qu'etre condamnables surtout lorsque leurs turpitudes a pour victime une personne en situation de handicap.
Par exemple, que dire de cette malheureuse affaire qui semble secouer le SIVAD et le microcosme du handicap ces derniers mois ?
Le SIVAD ou Service Inter-associatif pour la Vie Autonome à Domicile est une émanation du Conseil Général de Martinique qui œuvre principalement à l'amélioration des conditions ce vie des personnes en situation de handicap. A ce titre, son personnel se retrouve en charge de personnes confrontées à des problématiques humaines, sociales et/ou économiques délicates voire d'une acuité critique.
Il semblerait, que l'une des composantes de ce personnel ait profité de sa fonction de conseillère en économie sociale pour abuser, d'au moins un usager, lui soutirant, au mois d'octobre 2009 pour ses besoins propres, un chèque d'un montant de 800 € qu'elle aurait depuis remboursé. Il est à noter que ce remboursement ne serait intervenu qu'une fois les faits révélés par l'usager auprès de la direction du SIVAD.
Aujourd'hui, ces faits auraient valu à cette indélicate conseillère en économie sociale de ne plus être employée par le SIVAD ce qu'elle percevrait comme étant un licenciement abusif provoqué par le fait qu'elle se soit manifestée comme victime de harcèlement moral, de sa directrice, auprès de la Médecine du Travail. De son coté le SIVAD aurait entamé une procédure judiciaire afin de faire la lumière sur cette regrettable affaire et sur d'autres éventuelles d'autant que l'usager serait victime de pressions visant à le faire taire.
Interrogée à ce sujet, la Directrice du SIVAD s'est refusée à tout autre commentaire qu'un lapidaire « une enquête est en cours ». |
| Auteur : Vincent Mariello |
Publié le 18/07/2010 |
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Tour des yoles 2010, endikapés abô tou !
L'association Corail Evasion Caraïbe met à disposition de personnes en situation de handicap un catamaran leur permettant de toucher au plus près cet événement de la voile traditionnelle martiniquaise.
Cette jeune association, présidée par Frédéric Catherine et basée à Schoelcher, a pour objet l'organisation de manifestations de loisirs et son crédo est la prise en compte et l'intégration des personnes en situation de handicap dans les opérations qu'elle entend mettre en oeuvre.
Pour illustrer sa volonté, Corail Evasion Caraïbe, en collaboration avec l'UFR, offre gracieusement, une journée en mer à 4 personnes en situation de handicap et à 1 accompagnant par personne. Ces binomes bénéficieront, le dimanche 1 er août 2010 à l'occasion du prologue du Tour, d'une prestation comprenant au départ de ponton de l'hôtel Bateliere dès 8h30, l'excursion, le petit-déjeuner, le déjeuner, le goûter et le bar. De surcroit le transfert domicile – catamaran est également offert.
Contacts : cec972@orange.fr – 0696 30 55 98 |
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| Auteur : Vincent Mariello |
Publié le 1er/04/2010 |
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Vacances en logement adapté
Depuis juin 2009, Handidays anime un portail d'échange de logements de vacances pouvant accueillir des personnes handicapés moteurs et leurs familles. Ce site internet offre aux personnes en situation de handicap se déplaçant en fauteuil roulant, de passer leurs vacances dans un environnement adapté à leurs besoins.
Selon Handidays, il s'agit d' une solution économique, conviviale, pratique, accessible et sécuritaire. Bien qu'il soit difficile, pour l'heure, de jauger la justesse de ces arguments, il est aisé de reconnaître l'originalité du concept qui de toute évidence répond à un besoin manifeste.
Pour en savoir plus www.Handidays.com
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| Auteur : Vincent Mariello |
Publié le 10/06/2009 |
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Drépaction 1ère édition
Le 22 décembre 2008, l'Assemblée Générale des Nations Unies a reconnu, officiellement dans une résolution, la drépanocytose comme étant une priorité de santé publique et déclaré le 19 juin de chaque année, en tant que Journée Mondiale de Sensibilisation sur la Drépanocytose.
A cette occasion, Patrick Karam Délégué interministériel pour l'Egalité des chances des Français d'Outre-mer, a fédéré une soixantaine d'associations dans un collectif unique, « Ensemble contre la drépanocytose », présidé par Mme Jenny HIPPOCRATE-FIXY. Il met en œuvre « … une grande opération appelée DREPACTION qui aura lieu du 13 au 19 juin 2009 en s'ouvrant le samedi 13 par une grande soirée de lancement au Zénith de Paris. La date de clôture le vendredi 19 correspond à la «Journée mondiale de la drépanocytose» proclamée par l'ONU. L'objectif principal est de mobiliser des financements, sur le modèle du Téléthon. Cet appel à la générosité publique est soutenu par le groupe France Télévisions, en particulier par RFO et France Ô, qui avec Tropiques FM et le groupe Bernard Hayot (GBH) en sont les partenaires privilégiés… Les dons seront versés au collectif « Ensemble contre la drépanocytose » puis affectés aux meilleurs projets de recherche et aux associations. »
Un concert exceptionnel de soutien nommé «DREPACTION : Gala contre la drépanocytose» aura lieu au ZENITH DE PARIS le samedi 13 juin 2009 avec notamment : Jacob Desvarieux, Jean-Philippe Marthély, Passi, Neg' Marrons, Victor «O», Medhy Gustos et de nombreux autres artistes. L'intégralité des bénéfices sera reversée au Collectif «Ensemble contre la Drépanocytose».
Si, bien entendu, cette opération doit être saluée, soutenue et encouragée, il ne peut être dissimulé son aspect quelque peu communautaire voire communautariste. Les personnalités, les artistes et les principaux médias partenaires sont tous issus ou tournés vers la frange de la population française originaire des pays dits DOM ou de pays d'Afrique. Lorsque l'on sait que les principales chaines de télévision françaises sont, par le biais du satellite, diffusées dans nombre de ces pays, on ne peut s'empécher de remarquer ce qui semble être, de leur part, une très timide couverture médiatique.
Il faut sans doute s'attendre, à minima espérer, que la seconde édition aura un prolongement significatif en Martinique, Guadeloupe, Guyane… avec une plus grande visibilité sur les médias de France.
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| Auteur : Romain De Caprice |
Publié le 01/05/2009 |
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Elections Européennes... accessibles?
Les dernières élections qui se sont déroulées en Martinique, qu'elles aient été municipales, cantonales, législatives… voire prud'homales, ont fait très peu cas des citoyens en situation de handicap du pays.
Bien entendu, aucun homme ou femme politique ne saurait affirmer son peu d'intérêt envers les personnes en situation de handicap. Interrogés à ce propos, ils s'affirmeront individuellement « … très sensible à la problématique du handicap… » et déclineront prestement « … les actions menées par leur collectivité … ». Force est de constater la place prépondérante qu'occupe le handicap dans leurs campagnes électorales, leurs discours, leurs professions de foi…
Au-delà du discours, arrêtons-nous aux dispositions prises pour permettre aux personnes en situation de handicap d'exercer leur citoyenneté en Martinique lors des scrutins qui émaillent la vie politique et sociale. Les bureaux de vote, bien que très largement situés au rez-de-chaussée, sont très souvent en inadéquation avec la législation.
La loi du 11 février 2005, pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées dispose dans son article L. 62-2. que « les bureaux et les techniques de vote doivent être accessibles aux personnes handicapées, quel que soit le type de ce handicap, notamment physique, sensoriel, mental ou psychique »
Le jour du scrutin, les locaux où sont implantés les bureaux de vote doivent être accessibles aux personnes handicapées, quel que soit leur handicap. Des aménagements permanents ou provisoires doivent, permettre l'entrée, la circulation et la sortie des personnes handicapées, notamment en fauteuil roulant, et, supprimer par exemple, les ruptures de niveaux.
Les bureaux de vote doivent être équipés d'au moins un isoloir permettant l'accès des personnes en fauteuils roulants. L'équipement de cet isoloir (hauteur des tablettes par exemple) doit être aménagé pour garantir le vote à bulletin secret. Les urnes, ou machines de vote électroniques doivent être accessibles aux personnes en fauteuils roulants.
Le scrutin du 6 juin 2009, organisé en Martinique pour les Elections Européennes, démontrera, à coup sûr, la sensibilité des Politiques et Collectivités du pays. |
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| Auteur : Vincent Mariello |
Publié le 01/01/2009 |
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Vivre avec un handicap, l'émission TV
Depuis près d'un an les personnes en situation de handicap de Martinique, leurs proches et les intervenants œuvrant dans le champ du handicap dans le pays se retrouvent dans les studios de la chaine KMT.
Diffusée, en direct, le mardi dès 15 h 45, l'émission présentée par Florent Pancaldi est une vitrine ouverte sur les conditions de vie des personnes en situation de handicap de Martinique. Au-delà des difficultés inhérentes à cette situation, elle s'attache à mettre en exergue les ressources et potentialités qui sont celles de ces personnes. |
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| Auteur : Vincent Mariello |
Publié le 12/12/2008 |
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En 2008, Le Père Noël s'appellerait-il Valérie?
La Secrétaire d'Etat chargée de la Solidarité, Valérie Létard, est venue signer le 8 décembre 2008 un Plan de rattrapage de l'offre médico-sociale en Martinique. Il se résume en la création de 1750 places pour l'accueil des personnes âgées et les personnes en situation de handicap d'ici à 2012. Le budget de ce plan s'élève à 5 millions d'euros en terme d'investissement et à 26 millions d'euros en terme de fonctionnement (16 M€ pour les personnes âgées et 10 M€ pour les personnes en situation de handicap) auxquels il faut ajouter « … 250 000 euros pour accompagner les porteurs de projet montant leurs opérations". Ce sont donc 31 250 000 d'euros qui seront débloqués, d'ici à 2012, pour une meilleure offre médico-sociale en direction des personnes âgées et des personnes en situation de handicap. Par ailleurs, la mise en œuvre aura pour effet la création de 1000 emplois dans les dix ans à venir.
Claude Lise, le Président du Conseil Général de Martinique, cosignataire de ce plan, a indiquer son souhait de voir dans « … deuxième temps signer un document, plus précis, avec tous les cofinanceurs pour la mise en place d'un programme opérationnel ».
La pression foncière qui existe en Martinique rendra difficile la concrétisation de ce plan, si tant est que les déclarations de Valérie Létard ne soient pas que des effets d'annonces. Il faut rappeler, à qui l'ignore encore, que croire au Père Noël relève, plus souvent que rarement, du fantasme. |
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| Auteur : Vincent Mariello |
Publié le 01/01/2009 |
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L'amour handi-valide, mythe ou réalité ?!
En Martinique, comme ailleurs, beaucoup de femmes rêvent de rencontrer et de séduire un prince charmant qui soit une sorte de subtil et harmonieux mélange entre Denzel Washington, Eddie Murphy, Casanova et Albert Einstein. Pour leur part, les hommes sont plutôt tentés par un cocktail réunissant Pamela Anderson, Halle Berry, Jennifer Lopez et Marie Curie. Bien entendu ce mélange et ce cocktail restent presque toujours que pures phantasmes, la réalité étant bien différente. Pourtant l'amour reste la plus belle et la plus profonde des aventures humaines.
Dans le contexte handi-valide, les caractéristiques de la femme ou de l'homme phantasmé se transforme en autant de barrières rendant plus ardue une histoire d'amour. En effet pour nombre de martiniquais les personnes en situation de handicap perdent de leurs attraits humains pour n'être ni plus ni moins que de véritables boulets. Puisqu'elles ne sont pas « comme tout le monde », il est difficilement envisageable, pour le quidam, que ces personnes puissent être considérées comme intéressantes, charmantes et encore moins comme possédant du sex-appeal.
Ainsi les parents, les amis, les voisins ou les collègues d'une personne valide entamant une relation avec une personne en situation de handicap ont, fort souvent, une certaine propension à s'ériger en « âmes bien pensantes » pour s'autoriser à formuler de « bons » conseils ; … « comment peux-tu être avec quelqu'un comme cela ?... tu ne pourras plus aller danser… qu'est-ce-que les voisins vont penser de toi ?... tu vas gâcher ta vie... ». Lorsque le couple est déjà formé et que le handicap survient les mêmes âmes bien pensantes conseillent de rompre purement et simplement, soi-disant pour permettre à l'élément valide du couple « d'avoir une autre chance de connaître le bonheur ».
Pourtant l'amour, ce sentiment si particulier à chacun, ne puise pas sa source que dans les attraits et ou aptitudes physiques de l'autre. A contrario, il nait de la rencontre entre deux personnalités en concordance malgré les différences présentes chez chacune d'elles. Puis il se nourrit et vit de la communication, du partage et de projets communs. Une fois posé ce postulat, il semble évident que l'amour handi-valide a autant de chances de perdurer que les relations valide-valide. Dans beaucoup de cas, l'amour handi-valide repose sur des fondations plus fortes car mieux ancrées dans la réalité et mieux irriguées par de nobles valeurs humaines et spirituelles.
Même si il convient de ne pas tomber dans un angélisme excessif, en laissant croire que les personnes en situation de handicap sont pétrîtes de qualités et dénuées de travers ou de perversions, il faut reconnaître qu'elles sont beaucoup moins tentées par les futilités de la vie et sont plus conscientes du bonheur que revêt chaque seconde passée sur Terre.
Il appartient à chacun de se poser les bonnes questions puis d'écouter son cœur et faire fi des âmes bien pensantes… |
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| Auteur : Romain De Caprice |
Publié le 16/07/2008 |
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Le Plan Handicap Visuel
Ce plan issu des propositions du rapport de Gilbert Montagné sur « l'inclusion des personnes aveugles et malvoyantes dans le monde d'aujourd'hui », est le fruit d'une large concertation avec les associations et remis à Xavier Bertrand, Ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité et à Valérie Létard, Secrétaire d'Etat à la solidarité le 8 janvier 2008 .
Il a pour finalité l'intégration pleine et entière des personnes en situation de handicap visuel, à la vie de la Cité et est bâti atour de trois mots clés : dignité, autonomie et intégration sociale. Pour cela, cinq mesures-phares sont arrêtées pour les quatre ans à venir.
développer l'édition adaptée. Une urgence : les manuels scolaires
améliorer l'accès à l'emploi (l'adaptation des postes de travail et au suivi personnalisé de la personne handicapée visuelle.)
vivre de façon totalement autonome en mettant l'accent sur leur sécurité pour accéder aux espaces publics et le développement des métiers de l'accompagnement comme celui d'instructeur en locomotion.
faciliter la vie quotidienne des personnes handicapées visuelles par la vocalisation de l'accès aux appareils de la vie courante (électroménager, ordinateurs, téléphones)
rendre les médias accessibles grâce à l'audio-description des programmes télévisuels.
Le Plan Handicap Visuel mobilise les ressources publiques pour près de 16 millions et à hauteur de 2 millions d'euros les partenaires indispensables des pouvoirs publics au service de l'emploi des personnes handicapées : l'Association de gestion du fonds pour l'insertion des personnes handicapées (AGEFIPH) et le Fonds d'insertion professionnelle des personnes handicapées de la fonction publique (FIPHFP).
Coût du plan handicap visuel
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| Auteur : Romain De Caprice |
Publié le 16/07/2008 |
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Le Plan Autisme 2008-2010
Pour prendre en charge, le mieux possible, les personnes atteintes d'autisme, le gouvernement a souhaité, d'emblée, mesurer la complexité de ce handicap, admettre la difficulté d'en connaître l'origine, et multiplier les mesures nécessaires à répondre au désarroi et à la souffrance, des personnes directement atteintes et de leur entourage .
A cet effet, il a choisi d'ouvrir un dialogue constant avec les familles et les associations. Celles-ci, rassemblées au sein du « comité Autisme » se sont réunies 7 fois, dont 2 en séance plénière, entre le mois de novembre et le mois de mars.
Dès le 2 avril dernier, lors de la première Journée mondiale de l'autisme, Roselyne Bachelot, Xavier Bertrand et Valérie Létard ont souhaité marquer leur soutien aux familles en faisant un bilan d'étape de la préparation du plan autisme 2008-2010. Bien que la France enregistre encore un vrai retard en matière de prise en charge des personnes autistes, des étapes importantes ont été franchies grâce au premier plan autisme (2005-2007) :
* la création de 2 600 places en établissements et services spécifiquement dédiées aux personnes autistes, enfants et adultes
* la création dans chaque région d'un centre ressource autisme (CRA), chargé d'apporter de l'aide et des conseils aux familles, de la formation et de l'information aux équipes et professionnels de terrain. l'organisation de la prise en charge sanitaire autour des équipes de psychiatrie de proximité et des unités spécialisées chargées du diagnostic qui travaillent en articulation étroite avec les CRA
* l'élaboration de recommandations professionnelles pour le dépistage et le diagnostic infantile
* l'amorce d'une réflexion scientifique en France sur les interventions éducatives, thérapeutiques et pédagogiques, à l'instar d'autres pays
la mise en place d'instances nationales consultatives de pilotage de la politique de l'autisme qui a eu le mérite important de permettre au débat de s'organiser et aux lignes de force constructives de s'exprimer. Toutefois ces avancées ne sauraient masquer les insuffisances auxquelles il faut encore remédier
* la difficulté de la prise en charge, de l'élaboration du diagnostic, de l'insertion dans la vie notamment scolaire encouragent les familles désarmées à avoir recours à des démarches empiriques ou à des interventions extra institutionnelles non encore expertisés, comportant les unes et les autres des risques possibles de dérives.Le plan 2008-2010, qui reprend les contributions du comité autisme, veut répondre à ces problématiques aigues. Il veut apporter des réponses à la fois qualitatives et quantitatives responsabilisant les champs éducatifs, pédagogiques sanitaires et médicaux.Ce nouveau plan triennal comporte trois axes majeurs :
* Mieux connaître pour mieux former
* Mieux repérer pour mieux accompagner
* Diversifier les approches dans le respect des droits fondamentaux de la personne
Les objectifs du plan
Le deuxième plan triennal pour les personnes atteintes d'autisme ou de TED s'est construit autour d'un fil conducteur : mettre en place, en France, un dispositif de diagnostic, d'accompagnement et de prise en charge des personnes autistes et TED qui tire pleinement profit des connaissances les plus récentes sur ce handicap :
*l'élaboration d'un corpus de connaissances commun, régulièrement mis à jour grâce à la promotion de la recherche, devra permettre d'améliorer significativement le niveau de formation des professionnels aux spécificités de l'autisme
*la meilleure connaissance de l'autisme et des troubles envahissants du développement devra permettre d'améliorer son diagnostic et d'expérimenter un dispositif d'annonce adapté à l'orientation et l'accompagnement des familles
*l'offre d'accueil en établissements et services sera renforcée afin de répondre notamment aux demandes croissantes des personnes adultes, mais elle sera surtout adaptée aux nouvelles attentes des familles et s'appuiera sur les enseignements tirés des nouvelles connaissances sur l'autisme
*les nouvelles méthodes de prise en charge pourront être expérimentées, de façon encadrées et évaluées, afin d'atteindre un double objectif : garantir l'intégrité et la dignité des personnes et permettre la diffusion des pratiques les plus adaptées en matière de prise en charge.
Ce nouveau plan triennal fera l'objet d'un suivi régulier et d'une information des différents partenaires et associations concernés. Le comité national de réflexion et de propositions sur l'autisme et les TED ainsi que le groupe technique et administratif et le groupe de suivi scientifique seront associés. En outre, au niveau local, régional en particulier, l'animation des réseaux associatifs ou de professionnels permettra de faire le point sur les avancées concrètes et les réalisations ou expérimentations. |
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