Auteur : Romain De Caprice
Publié le 25/02/2010

Dommage, Colas t'es haut !
La Clinique de l'Anse Colas, située sur les hauteurs de la ville de Schoelcher, est spécialisée dans la prise en charge de patients présentant des pathologies psychologiques ou psychiatriques légères.

Compte tenu de la vocation première de cet établissement, qui à l'origine était un hôtel de tourisme, le cadre et les aménagements y sont de très bonne facture. Il en est de même concernant les qualités gustatives des menus servis et des animations proposés aux patients, notamment l'Atelier Estime de Soi, le sport et la poterie. Par ailleurs, le personnel et les intervenants font, dans leur globalité, preuve de compétence et d'humanité.

Malheureusement, ce tableau idyllique se révèle entaché et assombri par nombre de dysfonctionnements qui se manifestent dès les premiers jours d'hospitalisation.

En fonction du psychiatre qui le prend en charge à la clinique, le patient bénéficie d'une prise en charge se bornant au repos (voire à l'oisiveté), à la pitance et à la prise du traitement. Il n'y a aucune consultation psychiatrique, au sens où l'entend le quidam, en effet, cela se limite essentiellement à des entretiens visant à régler des problèmes d'ordre administratif ou des soucis du quotidien liés à l'internement (les permissions de sorties par exemple). Il est possible qu'un patient interné, durant plusieurs semaines, en ressorte sans jamais avoir eu un seul entretien individuel avec la psychologue, alors même qu'il en a fait la demande. De ce fait, nombreux sont ceux qui vivent leur hospitalisation… à l'instar d'un club de vacances distribuant des médicaments.

Autre exemple, la prise en charge des diabétiques. Il n'y a aucune disposition prise pour prioriser le service du repas au réfectoire, même lorsqu'ils présentent une pathologie invalidante, si bien qu'il n'est pas rare que d'autres patients s'en chargent… En outre, le protocole spécifique aux insulinodépendants y est très approximativement maîtrisé : injection d'insuline avec deux heures de retard occasionnant un surdosage en fin de journée et des hypoglycémies en milieu de nuit. De surcroît, le diabétique qui, habitué à gérer sa pathologie, essaie de se faire entendre, se retrouve en bute à l'entêtement de certaines infirmières qui, du haut de leur statut de professionnelle de santé, adoptent une attitude infantilisante.

Enfin, certains membres du personnel font montre d'un comportement en totale inadéquation avec l'activité de l'établissement. En effet, face à une population présentant des « bobos à l'âme » ils se positionnent presque qu'en Sergent Instructeur des Forces Armées Américaines.

Peut-être est-ce là, après tout la traduction d'un schéma thérapeutique dûment étudié, il n'en demeure pas moins que cela génère, chez les patients qui y sont soumis, nombre de dommages collatéraux.

Source : www.fibromyalgie-france.org
Publié le 01/05/2009

La fibromyalgie ; douleurs et brûlures
Le symptôme principal est la douleur qui se répartit sur les régions proches de la colonne vertébrale, la nuque, les épaules, la région inter-scapulaire, les omoplates, les hanches et peut aussi atteindre les genoux, les jambes. Les malades se plaignent d'avoir ” mal partout “.

La douleur de la fibromyalgie est diffuse ou ressentie comme une brûlure. Son degré de sévérité varie de jour en jour. Ce qui semble caractéristique est que la douleur peut changer d'endroit. Il n'est pas rare que les malades se plaignent de spasmes musculaires, de contractures ou de tensions musculaires. Certains fibromyalgiques se plaignent de douleurs causées par des milliers de piqûres d'aiguilles. Cette douleur semble aggravée par l'effort, la fatigue, le froid, le stress.

Le symptôme associé le plus invalidant est une asthénie persistante variant de la simple lassitude jusqu'à un véritable épuisement. Cette fatigue peut apparaître dès le matin et semble aggravée par l'effort, les tâches ménagères ou une activité professionnelle normale. Cette fatigue peut fluctuer dans le temps également.

A cette fatigue, qui peut être éprouvée comme une perte totale des forces, s'ajoutent souvent des troubles du sommeil. Le repos de la nuit ne paraît pas suffisamment réparateur. Parfois, malgré une quantité suffisante de sommeil, les malades fibromyalgiques se réveillent avec le sentiment d'avoir à peine dormi. Ou bien ils présentent des difficultés à s'endormir ou à rester endormis. De nombreux malades se plaignent de migraines de tension qui peuvent se localiser sur les tempes ou derrières les yeux.

En 1990, l'American College of Rheumatology a proposé, dans un but épidémiologique, un certain nombre de critères qui cependant ont été révisés. 

Auteur : Romain De Caprice
Publié le 05/10/2008

La Dystrophie Facio-Scapulo-Humérale
La dystrophie musculaire facio-scapulo-humérale (FSH) ou maladie de Landouzy-Dejerine, est une dystrophie musculaire progressive autosomique dominante fréquente (7 cas pour 100 000 habitants - Source : Orphanet, novembre 2008 ).

La destruction progressive des fibres musculaires entraîne une atrophie et une faiblesse musculaire s'aggravant progressivement, avec cependant une grande variabilité intra-familiale du degré des atteintes.

Les premiers symptômes apparaissent dans la majorité des cas entre l'âge de 10 et 20 ans, de façon insidieuse et progressive. Dans les rares cas plus précoces, la maladie est plus sévère.

Les premiers signes sont une faiblesse des muscles faciaux, paupières et orbiculaire des lèvres, ainsi que des muscles fixateurs des omoplates. L'aggravation du déficit entraîne une mauvaise oclusion des yeux lors du sommeil, une incapacité à siffler et / ou à boire avec une paille, des difficultés à lever les bras au dessus de l'horizontale.

Les muscles jambiers antérieurs sont aussi touchés, entraînant un steppage et des chutes. Dans la moitié des cas, une faiblesse des muscles proximaux des membres inférieurs vient aggraver la gêne fonctionnelle à la marche, à la montée des escliers et pour se relever d'un siège. La faiblesse des muscles abdominaux contribue à l'apparition d'une hyperlordose lombaire souvent douloureuse. Il peut y avoir une atteinte auditive discréte et, parfois, des anomalies rétiniennes à l'examen ophtalmologique. Le coeur n'est que rarement touché. La capacité respiratoire est à surveiller attentivement. Les déficits appraissent progressivement, de façon nettement asymétrique.

Dans environ 10 à 15% des cas, à un stade évolué, marcher ou se lever devient impossible et les patients sont contraints d'utiliser un fauteuil roulant. L'espérance de vie n'est pas modifiée.

Bilans musculaire, orthopédique, cardiaque et respiratoire réguliers permettent une prise en charge adaptée des conséquences de l'atteinte musculaire : kinésithérapie pour lutter contre les rétractions, appareils et / ou chirurgie pour pallier les incapacités motrices.

Auteur : Romain De Caprice
Publié le 05/10/2008

La drépanocytose... une maladie noire
La drépanocytose est une maladie génétique, héréditaire, touchant les globules rouges du sang, dont un être humain est atteint seulement lorsque son père et sa mère sont porteurs asymptomatiques du gène de la drépanocytose. Cette maladie qui atteint autant les filles que les garçons, est en fait une affection des gènes de l'hémoglobine, portant sur les gènes beta de l'hémoglobine.

Les gènes beta normaux sont appelés A, les gènes drépanocytaires appellés S sont des gènes qui conduisent à la formation d'une protéine d'hémoglobine anormale, dont la présence dans les globules rouges entraine leur destruction, et donc à une sévère anémie. Chaque être humain possède en principe tous les gènes de son patrimoine génétique en double exemplaire et possède donc deux gènes beta, en combinaison pouvant être AA, AS, ou SS. Seuls les individus SS sont malades. Les AS sont transmetteurs sains mais peuvent donner naissance à des enfants drépanocytaires.

La drépanocytose est la plus répandue des maladies génétiques, on estime à 250 en France le nombre de naissances annuelles d'enfants atteints et à plus de 3000 les patients suivis en région parisienne. En Guadeloupe, Guyane et Martinique il y a un nouveau-né sur 260 atteint et 1 sur 100 en Afrique Intertropicale. A titre d'exemple, la trisomie 21 touche un enfant sur 400 partout dans le monde et la mucoviscidose 1 sur 2500 en France.

 
 
 
 
 
 
 
 
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