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Loi de février 2005 vue par Le Médiateur des avancées à saluer, des efforts à poursuivre « (...) lorsqu'une personne handicapée, ses parents si elle est mineure, ou son représentant légal, estiment qu'une décision de la commission mentionnée à l'article L. 146-9 méconnaît ses droits, ils peuvent demander l'intervention d'une personne qualifiée chargée de proposer des mesures de conciliation. La liste des personnes qualifiées est établie par la maison départementale des personnes handicapées.»
Art. L. 146-10. de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.
Même si le Médiateur de la République se réjouit de l'installation depuis le 9 février du Comité interministériel du handicap (qui devra coordonner les politiques publiques en faveur du handicap et impulser la dynamique nécessaire afin de garantir auprès des ministères et des entreprises l'application effective des mesures prévues par la loi de 2005) et se félicite des indéniables progrès engendrés par cette loi, il constate encore de nombreuses difficultés dans la mise en oeuvre de la politique du handicap. En effet, un des grands principes de la loi de 2005 était la création d'un guichet unique d'accueil destiné à faciliter les démarches des personnes handicapées. Or, malgré la volonté et les efforts des Conseils généraux, les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) peinent encore à assumer pleinement les missions qui leur sont dévolues.
Renforcer les moyens, diminuer les délais
Le Médiateur a soulevé, à plusieurs reprises, les difficultés d'organisation des MDPH consécutives à l'absence de stabilisation des équipes. Pour garantir une qualité d'accueil et de traitement des demandes, il devient impératif de renforcer les moyens de ces structures et de prendre acte de ce que la situation des personnels est en cours de règlement.
Ainsi est mise en exergue la difficile adéquation du projet de vie tel qu'il est proposé par les équipes pluridisciplinaires avec les attentes des personnes handicapées. En outre, il apparaît indispensable de réduire les délais d'instruction, mais surtout de favoriser le règlement amiable des litiges. Prévue par la loi de 2005, la procédure de conciliation (article L. 146-10 du code de l'action sociale et des familles), qui suspend les délais de recours, semble encore méconnue des usagers. Par l'intermédiaire des réclamations qui lui sont soumises, le Médiateur est un observateur privilégié de la frustration ressentie par les personnes handicapées. Cinq ans après, sa vigilance est toujours d'actualité. À ce titre, le témoignage du Médiateur est régulièrement sollicité par des instances telles que le Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNC PH).
Le difficile problème de l'accès à l'emploi Sur ce dossier, le Médiateur de la République a lancé trois pistes de réformes :
1. Le Médiateur souhaite que les personnes atteintes d'un handicap psychique ou d'une affection chronique dont l'état s'améliore par paliers puissent bénéficier pleinement des services d'accompagnement à la recherche d'emploi. Il est ainsi proposé de sélectionner, parmi ces personnes, celles pour lesquelles la reprise d'une activité professionnelle est médicalement souhaitable, afin de leur accorder le soutien nécessaire.
Un récent rapport relatif à l'employabilité des personnes handicapées préconise leur accès à l'accompagnement de droit commun effectué par Pôle emploi et encourage la signature de conventions entre les structures chargées de l'insertion professionnelle des personnes handicapées (les MDPH, les centres de pré-orientation, les Cap Emploi), ces derniers ne devant intervenir que pour les cas les plus complexes. Un groupe de travail a été constitué par les services du Médiateur sur ce sujet (voir Médiateur Actualités n° 51), réunissant les différents protagonistes et les ministères concernés. Il s'est réuni à nouveau le 19 mars et a débouché sur l'idée de l'introduction dans le code du travail d'une procédure spécifique.
Ainsi, lorsqu'il bascule en catégorie D du fait de sa perception d'indemnités journalières, l'intéressé serait informé de la possibilité, s'il s'estime apte à reprendre un travail, de rencontrer un conseiller Pôle Emploi. Ce dernier l'informerait alors de l'existence d'acteurs privilégiés (MDPH, Cap Emploi) plus à même de l'accompagner dans sa réinsertion professionnelle.
2. Les personnes handicapées qui exercent une activité professionnelle dans un milieu de travail protégé en établissements de service et d'aide par le travail (Esat) perçoivent une rémunération comprise entre 55 % et 110 % du Smic horaire, le plus souvent si faible qu'elles continuent à percevoir l'allocation aux adultes handicapés (AA H) à taux plein, ce qui freine l'intégration par le travail. Le Médiateur de la République souhaite voir revalorisée cette rémunération.
3. Un invalide pensionné peut retrouver l'équivalent de sa rémunération antérieure s'il reprend une activité salariée, mais pas s'il reprend une activité non salariée. Pour remédier à cette iniquité, le Médiateur propose l'alignement des deux plafonds régissant ces cumuls. Le Gouvernement s'est récemment déclaré favorable à cette proposition qui pourrait être inscrite dans la prochaine loi de financement de la sécurité sociale.
Un déficit de structures d'accueil
Le Médiateur a été alerté sur le fait que de nombreuses personnes handicapées s'expatrient, principalement en Belgique, afin d'avoir accès à des structures adaptées notamment pour les enfants, en raison du déficit de structures en France. Cette situation n'est pas acceptable et requiert dans un premier temps une évaluation précise du nombre de familles concernées ainsi qu'une meilleure coordination entre les deux pays. Ensuite, une mise à jour des textes gouvernant les établissements pour enfants handicapés s'impose. Enfin, l'augmentation du nombre d'établissements spécialisés est impérative, avec une couverture plus homogène du territoire. Ce vaste chantier devrait être l'occasion de mettre fin à une pratique unanimement dénoncée qui consiste à maintenir en psychiatrie des personnes qui devraient normalement relever d'établissements médico-sociaux.
L'encadrement des enfants en milieu scolaire à consolider
Les auxiliaires de vie scolaire (AV S) – travailleurs précaires, sans formation et recrutés sur des emplois aidés à durée déterminée, à temps partiel – et les titulaires d'emplois de vie scolaire (EVS) – contrats aidés proposés aux chômeurs ou aux bénéficiaires du RSA – sont chargés, entre autres fonctions, de l'accompagnement des élèves handicapés en milieu scolaire ordinaire. La précarité, l'absence de formation et le turn over fréquent de ces emplois ne sont pas propices à une bonne intégration scolaire des enfants handicapés, qui doivent régulièrement s'adapter à un nouvel accompagnant. 5 000 AV S arrivaient en fin de contrat à la rentrée 2009, ce qui a contraint le ministre de l'Éducation nationale à signer une convention cadre avec des associations représentant les parents d'élèves handicapés pour permettre la reprise par ces associations d'une partie des contrats concernés (environ 1 500).
Cette situation n'est pas satisfaisante et le Médiateur soutient la recommandation de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNC DH) de mettre en place une professionnalisation des métiers de l'accompagnement, et notamment de rapprocher les AV S des auxiliaires de vie sociale, en complétant le diplôme d'État d'auxiliaire de vie sociale (DEAV S).
Trois points positifs
Le Médiateur de la République a obtenu satisfaction sur trois propositions de réforme - Afin de conjuguer le bénéfice de l'allocation aux adultes handicapés (AA H) avec l'exercice d'une activité professionnelle, la loi de finances pour 2009 a supprimé la condition exigeant que la personne handicapée n'ait pas occupé d'emploi pendant l'année précédant sa demande. Reste cependant pour le pouvoir réglementaire à tirer les conséquences de cette réforme en modifiant l'article D.821-1 du code de la sécurité sociale (voir encadré).
L'évaluation des ressources pour déterminer le montant de l'AA H est réalisée chaque 1er janvier sur la base des ressources perçues au cours de l'avant-dernière année civile, ce qui peut entraîner des distorsions. La Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf ) s'est engagée à effectuer cette actualisation tous les trimesttres en fonction des revenus du trimestre précédent et ce dès la fin du premier semestre 2010.
Enfin, depuis le 1er janvier 2010, les frais de transport des personnes adultes handicapées accueillies, pour la journée, en foyer d'accueil médicalisé (FA M) et en maison d'accueil spécialisé (MAS) ne sont plus à la charge des intéressés. |
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La Prestation de Compensation
du Handicap
La prestation de compensation est une aide financière destinée à couvrir les besoins liés à la perte d'autonomie des personnes handicapées. Ces besoins de compensation doivent être inscrits dans un plan personnalisé défini, par l'équipe pluridisciplinaire de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH), sur la base du projet de vie exprimé par la personne. Il est possible de bénéficier de la prestation de compensation du handicap (PCH) à domicile, ou en établissement.
Les aides couvertes par la prestation sont réparties en 5 catégories : les aides humaines, les aides techniques, les aides liées à l'aménagement du logement et du véhicule de la personne handicapée, de même qu'à d'éventuels surcoûts dus à son transport, les aides spécifiques ou exceptionnelles, et les aides animalières
Les personnes en situation de handicap peuvent obtenir la prestation si elle remplit des conditions de résidence spécifiques et que son handicap génère pour une durée prévisible d'au moins 1 an, une difficulté absolue pour réaliser au moins 1 activité essentielle ou une difficulté grave pour réaliser au moins 2 activités essentielles.
Les activités essentielles visées sont réparties en 4 grands domaines : la mobilité, l'entretien personnel, la communication et enfin, la capacité générale à se repérer dans l'environnement et à protéger ses intérêts.
La difficulté à accomplir ces activités est qualifiée, d'absolue lorsqu'elles ne peuvent pas du tout être réalisées par la personne elle-même, ou, de grave lorsqu'elles sont réalisées difficilement et de façon altérée par rapport à l'activité habituellement réalisée par une personne du même âge et en bonne santé.
Pour tenir compte de l'ouverture, depuis le 1er avril 2008, de la PCH aux enfants et adolescents en situation de handicap, le niveau des difficultés qu'ils rencontrent, se détermine par rapport aux grandes étapes de développement habituel d'un enfant définies en annexe de l'arrêté du 24 avril 2002. La Demande de prestation de compensation
La personne handicapée doit déposer sa demande à la MDPH de son lieu de résidence qui charge une équipe pluridisciplinaire d'évaluer les besoins de compensation du handicap du demandeur, au cours d'un entretien qui peut avoir lieu sur le lieu de vie de ce dernier. L'attribution de la prestation de compensation s'inscrit dans l'élaboration d'un plan de compensation personnalisé, qui comprend des mesures de toute nature et ne se limite pas à cette seule prestation.
Après l'instruction de la demande, le plan personnalisé de compensation, est transmis au demandeur, qui dispose d'un délai de 15 jours pour faire connaître ses observations.
La demandeur est informé, au moins 2 semaines avant, de la date et du lieu de la séance au cours de laquelle la Commission des Droits et de l'Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH) va se prononcer sur sa requête. Il peut se faire assister ou représenter par la personne de son choix. |
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L'allocation aux adultes handicapés (AAH)
L'allocation aux adultes handicapés (AAH) vise à assurer un revenu d'existence aux personnes handicapées pour qu'elles puissent faire face aux dépenses de la vie courante. Elle est attribuée à partir d'un certain taux d'incapacité, sous réserve de remplir des conditions de résidence, d'âge et de ressource. Son versement est assuré par la Caisse d'Allocations Familiale ou la Mutuelle Sociale Agricole.
Conditions d'attribution de l'allocation
Condition liée au handicap
La personne doit être atteinte d'un taux d'incapacité permanente :
- d'au moins 80 %,
- ou compris entre 50 et 79 %. Dans ce cas, elle doit remplir 2 conditions supplémentaires : ne pas avoir occupé d'emploi depuis 1 an à la date du dépôt de sa demande d'allocation et être dans l'impossibilité de se procurer un emploi compte tenu de son handicap
Condition de résidence
L'AAH peut être versée aux personnes résidant de façon permanente en France métropolitaine ou dans les départements d'Outre-Mer ou à Saint-Pierre et Miquelon.
Les personnes de nationalité étrangère doivent être en possession d'un titre de séjour régulier ou être titulaire d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour.
Condition d'âge
Age minimum : Le demandeur ne doit plus avoir l'âge de bénéficier de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH), c'est-à-dire qu'il doit être âgé de plus de 20 ans ou de plus de 16 ans, s'il ne remplit plus les conditions pour ouvrir droit aux allocations familiales.
Age maximum : En principe, l'AAH n'est plus versée à partir de 60 ans. A cet âge, les bénéficiaires basculent dans le régime de retraite pour inaptitude. Seuls les bénéficiaires atteints d'une incapacité permanente d'au moins 80 % peuvent conserver une partie de l'AAH afin de maintenir un niveau de revenu équivalent à 628,10 EUR , lorsque l'avantage vieillesse qu'ils perçoivent à partir de 60 ans est inférieur à ce montant. (Montant en vigueur depuis le 1er janvier 2008).
Conditions de ressources
Base des ressources
Les ressources prises en compte pour le calcul du droit à l'AAH sont l'ensemble des revenus nets catégoriels retenus pour l'établissement de l'impôt sur le revenu, augmentés ou diminués de certains revenus, charges ou abattements spécifiques
Plafonds des ressources à ne pas dépasser
Les revenus ne doivent pas dépasser un plafond annuel de ressources fixé à :
- 7 537,20 EUR pour une personne seule,
- 15 074,40 EUR pour une personne vivant en couple (mariée, vivant en concubinage ou liée par un PACS),
Ce plafond est majoré de 3 768,60 EUR par enfant à charge. (Montant en vigueur depuis le 1er janvier 2008)
Ressources exclues
Lorsque la personne perçoit une rente viagère dans le cadre d'un contrat de "rente survie" ou "d'épargne handicap" ouvrant droit à réduction d'impôt, ce revenu n'est pas pris en compte.
Les revenus issus, le cas échéant, d'un contrat d'avenir ou d'un contrat insertion - revenu minimum d'activité (CI-RMA) conclu par l'intéressé en sa qualité de bénéficiaire de l'AAH, ne sont pas pris en compte dans l'évaluation du revenu net catégoriel pour le calcul de l'AAH.
Si la personne handicapée verse un salaire à un aidant familial et si celui-ci est son conjoint, son concubin ou son partenaire lié par un pacte civil de solidarité (PACS), ce salaire n'est pas pris en compte dans les ressources du ménage, sous réserve qu'il réponde aux conditions fixées pour l'attribution de l'aide humaine, dans le cadre de la prestation de compensation du handicap (PCH).
Abattement d'une partie des revenus d'activité professionnelle en milieu ordinaire
Les revenus provenant d'une activité professionnelle en milieu ordinaire (normal) sont en partie exclus du montant des ressources prises en compte pour le calcul de l'allocation, à hauteur de :
- 40 % lorsque les revenus perçus en 2007 sont inférieurs à EUR 2 481 EUR ,
- 30 % lorsque les revenus perçus en 2007 se situent dans une tranche supérieure ou égale à 2 481 EUR et inférieure à EUR 5 789 EUR ,
- 20 % lorsque les revenus perçus en 2007 se situent dans une tranche supérieure ou égale à 5 789 EUR et inférieure à EUR 9 097 EUR ,
- 10 % lorsque les revenus perçus en 2007 se situent dans une tranche supérieure ou égale à 9 097 EUR EUR et inférieure à EUR 12 405 EUR .
Montants pour la période du 1er juillet 2008 au 30 juin 2009.
Abattement d'une partie des revenus d'activité professionnelle en milieu spécialisé
Depuis le 1er janvier 2007 et dès que le titulaire de l'AAH perçoit la rémunération garantie versée aux travailleurs handicapés en ESAT (établissement ou service d'aide par le travail), ses revenus d'activité en ESAT sont pris en compte pour le calcul de l'AAH, à l'exception, le cas échéant de la prime d'intéressement à l'excédent d'exploitation que l'ESAT peut décider de lui verser.
Tant que l'intéressé n'a pas été présent dans l'ESAT pendant une année civile de référence complète, la caisse remplace de façon forfaitaire ses revenus réels d'activité à caractère professionnel par une somme équivalent, selon l'ancienneté, à 12 fois le montant de l'aide au poste due pour le 1er mois complet d'attribution, ou à 12 fois le montant de l'aide au poste due, au titre du mois précédent l'ouverture de la période de paiement de l'AAH considérée.
A noter : le montant de l'aide au poste versé pour le travailleur handicapé en ESAT est indiqué sur son bulletin de salaire.
Lorsque l'intéressé a accompli une année civile de référence complète, un abattement est appliqué sur ses revenus d'activité, équivalent à :
- 3,5% de ces revenus, lorsque la part de la rémunération garantie financée par l'ESAT est supérieure ou égale à 5% et inférieure à 10% du SMIC,
- 4%, lorsque la part de la rémunération garantie financée par l'ESAT est supérieure ou égale à 10% et inférieure à 15% du SMIC,
- 4,5%, lorsque la part de la rémunération garantie financée par l'ESAT est supérieure ou égale à 15% et inférieure à 20% du SMIC,
- 5%, lorsque la part de la rémunération garantie financée par l'ESAT est supérieure ou égale à 20% et inférieure à 50% du SMIC.
La valeur du SMIC prise en compte est celle en vigueur depuis le 1er juillet 2008, soit 8,71 EUR .
Le montant du cumul de l'AAH et de la rémunération ne peut excéder 100% du SMIC calculé sur la base de 151,67 heures.
En cas de cessation d'activité professionnelle
Lorsqu'un allocataire a cessé toute activité à caractère professionnel sans revenu de remplacement, il n'est pas tenu compte des revenus d'activité professionnelle ni des indemnités de chômage perçus par l'intéressé durant l'année civile de référence.
Cette mesure s'applique à compter du premier jour du mois civil suivant celui où est intervenu le changement de situation, jusqu'au dernier mois civil précédant celui au cours duquel l'intéressé reprend une activité professionnelle. |
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La carte européenne de stationnement
Pour être autorisé à stationner sur une place de stationnement réservé, il faut être titulaire de la carte de stationnement. Une personne transportant/accompagnant une personne titulaire de la carte de stationnement ou du macaron est aussi autorisée à stationner sur une place réservée. Depuis le 1er janvier 2000, la carte de stationnement remplace le macaron Grand invalide civil et Grand invalide de guerre.
Qui peut bénéficier de la carte de stationnement?
" Toute personne, y compris les personnes relevant du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre et du code de la sécurité sociale, atteinte d'un handicap qui réduit de manière importante et durable sa capacité et son autonomie de déplacement à pied ou qui impose qu'elle soit accompagnée par une tierce personne dans ses déplacements, peut recevoir une carte de stationnement pour personnes handicapées. "
(L.241-3-2 du code de l'action sociale et des familles)
Pour connaître les critères d'appréciation d'une mobilité pédestre réduite et de la perte d'autonomie dans le déplacement, consultez l'annexe de l'arrêté du 13 mars 2006 et l'arrêté du 5 février 2007 :
http://informations.handica.com/decret-loi-fevrier-2005.php#divers
La loi du 11 février 2005 et le décret n° 2005-1766 du 30 décembre 2005 ne soumettent plus l'obtention de la carte de stationnement à la condition d'être titulaire de la carte d'invalidité. Ces textes ouvrent aussi ce droit aux personnes relevant du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre et du code de la sécurité sociale Les organismes utilisant un véhicule destiné au transport collectif des personnes handicapées peuvent aussi en faire la demande.
Quels sont les avantages offerts par la carte ?
Il faut impérativement l'apposer sur le pare-brise de votre véhicule (à l'avant du véhicule et dans le coin inférieur gauche du pare-brise), pour avoir le droit de:
- bénéficier des places de stationnement réservées aux personnes handicapées.
- bénéficier d'une certaine tolérance en matière de stationnement urbain, sous certaines conditions et circonstances, laissées à l'appréciation des autorités publiques. La carte européenne de stationnement est valable dans l'ensemble des pays de l' Union européenne, selon la réglementation en vigueur dans ces pays.
De quelle manière l'obtenir?
Il faut adresser votre demande :
- soit à la Maison départementale des personnes handicapées. Le médecin de l'équipe pluridisciplinaire instruira la demande et peut s'il le souhaite convoquer le demandeur pour évaluer sa capacité de déplacement.
- soit au service départemental de l'Office nationale des anciens combattants et victimes de guerre pour les personnes concernées.
- soit au Préfet pour les organismes de transport collectif. Vous devez fournir un certificat médical, délivré par le médecin traitant, attestant les difficultés de déplacement et justifiant le bien fondé de la demande, ainsi que deux photos d'identité. Cette carte est délivrée par le préfet conformément à l'avis du médecin chargé de l'instruction de la demande.
Durée de validité
La carte de stationnement est attribuée pour une période est attribuée à titre définitif ou pour une durée déterminée ne pouvant être inférieure à un an.
Vous êtes déjà titulaire du macaron GIC
Vous pouvez continuer à utiliser votre macaron jusqu'à ce que la durée de validité soit expirée. Mais le macaron doit être remplacé par la carte de stationnement Vous avez un délai de cinq ans , à compter du 31 décembre 2005 pour demander le remplacement de votre macaron si vous en êtes titulaire à titre permanent. Si vous êtes titulaire du macaron pour une durée déterminée, il faut demander le remplacement de ce macaron par la carte de stationnement, 4 mois avant l'expiration de la validité du macaron. Il faut joindre à la demande de substitution deux photos d'identité.
Pour toute information complémentaire, vous pouvez vous adresser à la Maison départementale des personnes handicapées.
Textes législatifs
Article L.241-3-2 du code de l'action sociale et des familles
Article 65 de la loi n°2005-102 du 11 février 2005
Décret n° 2005-1766 du 30 décembre 2005 fixant les conditions d'attribution et d'utilisation de la carte de stationnement pour personnes handicapées
Arrêté du 13 mars 2006 relatif aux critères d'appréciation d'une mobilité pédestre réduite et de la perte d'autonomie dans le déplacement
Arrêté du 31 juillet 2006 fixant le modèle de la carte de stationnement
Décret 2007-156 du 5 février 2007 relatif à la carte de stationnement
Arrêté du 5 février 2007 modifiant l'arrêté du 13 mars 2006 relatif aux critères d'appréciation d'une mobilité pédestre réduite et de la perte d'autonomie dans le déplacement
Arrêté du 28 avril 2008 portant modification de l'arrêté du 31 juillet 2006 fixant le modèle de la carte de stationnement pour personnes handicapées |
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