Auteur : Romain De Caprice
Publié le 01/04/2010

Pauvres et soumis en Martinique ?
Le Collectif Ni Pauvres, Ni Soumis a organisé le 27 Mars 2010, dans plus d'une dizaine de villes de France, une marche pour dénoncer la précarité dans laquelle vit le plus grand nombre de personnes en situation de handicap. Le moins que l'on puisse dire est que cette manifestation a remporté un succès certain tant au niveau de la mobilisation des acteurs du handicap qu'au niveau de la couverture médiatique. Il reste à voir quelles retombées en découleront sur le plan politique.

En Martinique, où il n'existe pas de relais actif du Collectif Ni Pauvres Ni Soumis, aucune action significative de la part des associations du secteur n'est venue s'associer à cette marche. Il convient de s'interroger quant aux raisons d'un tel mutisme ou d'une telle inaction. Bien entendu, il ne s'agit pas de dire qu'il faut nécessairement que les actions entreprises en Martinique doivent être, par pur mimétisme, le prolongement de celles de France, il convient, tout de même de reconnaître la nécessité de faire bloc face à cette précarité qui sévit également dans ce pays.

En effet, les personnes en situation de handicap de Martinique sont, en grande majorité, elles aussi confrontées aux vicissitudes de la précarité qu'elle soit sociale, économique et ou affective. Les personnes en situation de handicap de Martinique sont donc tout aussi pauvres qu'en France mais y seraient-elles plus soumises ? La question reste posée…

La véritable raison de cette inaction réside dans, quoique l'on prétende, l'incapacité manifeste des acteurs du handicap martiniquais de se regrouper, de parler d'une même voix et d'agir ensemble pour le bien de ces personnes confrontées à la précarité. Bien au contraire, nombre d'entre eux s'attachent à tout faire pour se construire ou se délimiter un pré-carré et jouir d'un pseudo pouvoir qui pourtant n'a d'incidence véritable que sur leur propre égo. En Martinique, outre la précarité ambiante, les handicapés sont pauvres et soumis du fait de l'égocentrisme de certains.

Auteur : Vincent Mariello
Publié le 12/12/2009

Tu aurais pu trouver mieux que ça !
Beaucoup l'ignorent mais en Martinique il existe, au sein de notre belle faune tropicale, un animal qui prolifère allègrement ... la hyène ! Seulement, ici, elle n'a d'animal que le nom puisqu'elle s'ingénue à prendre l'apparence d'êtres humains biens sous tous rapports et pourvus d'une âme bien pensante.

Elle se caractérise, d'abord, par sa propension à s'ériger en personne ressource détentrice du bon goût en tout domaine, experte en moralité, imprégnée de religiosité et autorisée à émettre un avis éclairé sur la vie amoureuse de toutes les composantes de son entourage. Ensuite, la hyène voue un culte immodéré à la consommation effrénée de biens superfétatoires qui, de son point de vue, lui confèrent une valeur intrinsèque reflétant leur aurifère personnalité. Enfin, ses innombrables vertus et qualités ne la plongent pas dans une magnificence sociale et ou conjugale. Quoi que laisse penser l'éclat de ses biens, la hyène nage dans des eaux dont la turbidité équivaut celle du lixiviat.

La hyène, rappelons-le, est détentrice du bon goût en tout domaine, experte en moralité, imprégnée de religiosité et autorisée à émettre un avis éclairé sur la vie amoureuse de toutes les composantes de son entourage. De ce fait lorsque l'un(e) de ses proches a l'outrecuidance d'ouvrir son cœur à une personne en situation de handicap la hyène s'empresse de vomir son abject discours à coup de « Tu aurais pu trouver mieux que ça ! ou encore Tu devrais aller consulter un gadé-zafè (médium) car tu as du être envouté(e)... »

Le handicap révulse la hyène car il exacerbe son esprit étriqué, pourtant, la religiosité de la hyène devrait lui permettre d'être en capacité d'aimer son prochain comme elle-même. Seulement, la hyène n'aime que les lambris et ce qui revêt l'apparence de l'or, sans doute, qu'elle se sait putride puisque évoluant immergée dans une mélasse pestilentielle et méphistophélique.

Auteur : Romain De Caprice & Vincent Mariello
Publié le 15/09/2009

Le policier malin-formé... la suite
Dans un article intitulé Excès de zèle d'un policier malin-formé et publié le 15 juillet 2009, nous relations la désagréable mésaventure vécue par l'un de nos collaborateurs, sur le parking de l'aéroport Martinique-Aimé Césaire.

Notre collaborateur se sachant dans son plein droit, a bien entendu contesté, preuves à l'appui, cet excès de zèle. Un peu plus d'un mois plus tard il fût informé de l'annulation de la contravention indument infligée.

Gageons que ces policiers malin-formé soient rapidement reformatés et que d'ici-là leurs éventuelles victimes soient animées d'une détermination similaire à celle de notre collaborateur.

Auteur : Romain De Caprice & Vincent Mariello
Publié le 15/07/2009

Excès de zèle d'un policier malin-formé
Ce mardi 14 juillet 2009, aux environs de 07h20, l'un des membres de la rédaction de handinina.com avachît sur le siège passager d'un véhicule garé dans le parking de l'aéroport Aimé Césaire, sur une place réservée aux automobilistes en situation de handicap, a vécu une désagréable expérience.

L'un des deux agents de la Police aux Frontières, patrouillant non loin décida de lui signifier promptement qu'il devait enlever son véhicule de là. Notre collaborateur, jugeant l'attitude de ce policier toute aussi injustifiée qu'incorrecte – « …arrivant de coté et par l'arrière, sans me saluer, ni me demander si je possédais la carte de stationnement réservé, il m'a dit à deux reprises tout en se déplaçant vers l'avant du véhicule monsieur vous êtes garé sur une place réservée, déplacez votre véhicule  » - lui répondit par un silence qui eût pour effet de le freiner.

«A ce moment, me disant enfin bonjour, il réïtéra plus fermement son injonction… ce à quoi je répondis, tout en me redressant et prenant, dans le vide-poche de la portière ouverte, ma carte de stationnement, il faudrait peut-être commencer par poser la bonne question cela nous éviterait tout malentendu » Le policier ignorant la carte que lui brandissait notre collaborateur rétorqua d'un vif « monsieur présentez-moi les papiers du véhicule » .

Il s'en suivi un échange à la hauteur d'une situation totalement absurde où un policier reproche à un usager en situation de handicap de se trouver, muni d'une carte de stationnement autorisé, dans un véhicule garé sur une place de parking réservée aux titulaires de cette dite carte, au simple motif que ce dernier n'est pas le propriétaire de ce véhicule et qu'en conséquence il ne peut en fournir les papiers. Et pour couronner sa démarche ce policier dresse un PV à la conductrice alors qu'au moment des faits elle se trouve à la pharmacie de l'aéroport achetant des médicaments pour un enfant revenant tout juste des urgences du CHU. (NLDR : le policier l'ignorait). Le policier malgré l'argumentaire développé par notre collaborateur a maintenu sa contravention en enjoignant celui-ci à la contester comme le lui permet la législation.

Si bien entendu, il n'est nullement question pour handinina.com de jeter l'opprobre sur l'ensemble des policiers oeuvrant en Martinique, il ne saurait non plus être question de taire ce type d'attitude. D'autant que s'agissant d'un représentant de l'ordre public il y a peut-être là un comportement aux limites de l'abus de pouvoir. En effet, la Carte Européenne de Stationnement est réservée aux conducteurs en situation de handicap mais elle permet, également, aux conducteurs valides accompagnant une personne en situation de handicap de se garer sur les places prévues pour cela.

Nous ne manquerons pas de relater, ici ou ailleurs, les suites qui seront données à cette mésaventure provoquée par un policier visiblement mal informé.

NLDR : La délivrance de la carte européenne de stationnement n'est pas assujettie à la possession du permis de conduire.

Auteur : Vincent Mariello
Publié le 01/06/2009

Scoop de Bronze pour Handinina.com
Le jeudi 28 mai 2009 restera dans l'histoire de handinina.com, l'info du handicap en Martinique, comme étant la date de sa première distinction : le Scoop de Bronze.

Ce concours initié par Lagencedecom' et Scoop, pour aider au développement des sites des Antilles et de la Guyane a révélé de nombreux webmasters dotés d'un certain talent. Ce sont 28 sites sur les 200 en lice, qui, répartis en 7 catégories, ont été récompensés d'un Scoop d'or, d'argent, de bronze ou du public

Pour sa part, handinina.com a reçu le Scoop de Bronze dans la catégorie Médias, nous en sommes très heureux et nous nous fixons l'objectif de faire mieux l'année prochaine, mais avant tout de contribuer à l'émergence d'une société inclusive martiniquaise.

Les résultats du concours Martinique :

Catégorie Blogs :
Scoop d'or : http://9veeblog.canalblog.com - Scoop d'argent : http://www.bankoulele.com
Scoop de bronze : http://www.ticaze.com - Scoop du Public : http://www.kasperextended.com

Catégorie e commerce :
Scoop d'or : http://atv.outremerboutique.com - Scoop d'argent : http://www.librairieantillaise.com
Scoop de bronze : http://www.villagecreole.com - Scoop du Public : http://cocoknel.com

Catégorie entreprises :
Scoop d'or : http://www.fariba.fr/ - Scoop d'argent : http://www.famillesetpatrimoines.com/
Scoop de bronze : http://oderose.com - Scoop du Public : http://www.pharmaciedesalizes.com

Catégorie inclassable :
Scoop d'or : http://www.studiointeractif.com/ - Scoop d'argent : http://www.covoiturage-martinique.com
Scoop de bronze : http://www.delaguarigue.com - Scoop du Public : http://www.martinique-poker.com

Catégorie institutionels :
Scoop d'or : http://www.eaumartinique.fr - Scoop d'argent : http://www.fondsaintjacques.com/
Scoop de bronze : http://www.semimartinique.com - Scoop du Public : http://www.kaskodfestival.net/

Catégorie médias :
Scoop d'or : http://www.politiques-publiques.net/ - Scoop d'argent : http://www.crazynina.tv
Scoop de bronze : http://www.handinina.com - Scoop du Public : http://www.madinmusik.fr

Catégorie réseaux Sociaux & Forums :
Scoop d'or : http://bobiprod.com - Scoop d'argent : http://www.artsvisuelscaribeens.com/
Scoop de bronze : http://www.jenes2010.com - Scoop du Public : http://caribbean-entrepreneur.com

Auteur : Vincent Mariello
Publié le 01/06/2009

Le handicap n'interdit pas de koker (2)
Malgré les difficultés, en terme d'aptitudes physiques, de soins ou d'appareillages, la communication, l'imagination et surtout l'amour autorisent les personnes en situation de handicap à … pleinement koker. Oui mais, comment ?

La principale condition à remplir est d'établir un accord préalable sur la nature de l'acte sexuel ; s'agit-il d'une étape dans une relation sentimentale ou est-ce le simple assouvissement d'un besoin érotique ?

Comme tout être humain, la personne en situation de handicap a, dans le cadre d'une relation sentimentale, les mêmes besoins et/ou exigences que le premier quidam venu. Au fronton de ces besoins se situe la communication bilatérale car c'est la pierre angulaire du nid qui accueille ces tourtereaux hors du commun. En effet, ce n'est que si la communication bilatérale existe, dès les premiers instants de zaye – séduction -, que les diverses barrières structurelles et humaines seront dépassées.

Dans ce monde si souvent dépeint comme un amoncellement de tourments et de turpitudes de tous ordres, les valides, qui ont la chance, car c'en est une, de vivre une relation sexuelle amoureuse avec une personne en situation de handicap, découvrent avec bonheur l'importance de la tendresse dans cet acte. Ainsi, il n'est pas rare que, dans cette situation, les femmes valides atteignent une plénitude, aussi subite qu'inconnue, sans aucune mesure comparable avec la bestialité et l'égocentrisme auxquels elles se sont habituées avec les hommes valides.

Concrètement il existe un certain nombre de positions favorables pour les rites sexuelles handi-valides ; le crapaud, le bateau sur l'eau, la chevauchée fantastique, lorsque l'homme est en situation de handicap, et la grande brouette, le mikado, la gondole, lorsque la femme est en situation de handicap. En outre, dans le Kâma-Sûtra ou sur le site http://www.c5c6csex.com d'autres possibilités peuvent être envisagées.

Avant de s'y engouffrer il convient de garder présent à l'esprit que l'amour est l'élément essentiel à l'épanouissement sexuel, que la meilleure des positions pour un couple harmonieux est celle qui lui convient… en dehors de toute routine.

Auteur : Vincent Mariello
Publié le 04/05/2009

Le handicap n'interdit pas de koker
Ces dernières années, la prise en compte de la personne en situation de handicap au sein de la société martiniquaise a considérablement évoluée. Le temps où le handicap était associé à une malédiction familiale ou à un sort jeté par un supposé quimboiseur, a disparu, malgré quelque infimes poches de résistance. Aujourd'hui, il est admis que le handicap n'est pas un frein à l'amitié, à l'art, au sport ou encore au travail. Mais... qu'en est-il du sexe ?

Dans la langue créole, le terme koké – ici francisé pour les besoins de l'écrit – désigne, à la fois, le plaisir amoureux et l'acte purement physique. Que ce soit dans un cas ou dans l'autre, l'inconscient collectif des martiniquais se nourrit d'une croyance qui veut que les personnes en situation de handicap devraient être interdites de vie sexuelle. Il est vrai que face au terme « personne en situation de handicap » le quidam a une forte propension à se focaliser sur « handicap » et à quelque peu diluer « personne ».

Les divers handicaps sont classés en quatre catégories : le handicap sensoriel, le handicap physique, le handicap mental et le handicap psychique. Dans le cas du handicap sensoriel (cécité, surdité) et de celui du handicap psychique, la société martiniquaise admet sans difficultés, l'existence d'une sexualité active.

Pour les personnes en situation de handicap mental ou moteur, il en est tout autrement, ainsi, il n'est pas rare que « les âmes bien pensantes » jettent l'opprobre sur celles qui oseraient transgresser cette règle non-écrite. Pire, certains parents d'enfants en situation de handicap s'échinent à faire, ou à tenter de faire, de leur progéniture des individus asexués. Mais que dire de cette désapprobation quasi-générale à laquelle sont confrontés les couples où les deux composantes sont porteuses d'un handicap visibles ?...

Malgré les difficultés, en terme d'aptitudes physiques, de soins ou d'appareillages, la communication, l'imagination et surtout l'amour autorisent les personnes en situation de handicap à … pleinement koker.

Auteur : Romain De Caprice
Publié le 04/05/2009
12 Mai, une journée pour les infirmières
Pour beaucoup d'hommes, en Martinique comme ailleurs, l'infirmière est synonyme de phantasmes des plus érotiques qui soient. Ils sont forts nombreux à les imaginer dotées, de courbes et rebonds à faire pâlir la Vénus de Milo, et d'une humanité toute angélique.

Paradoxalement, les infirmières, auxquelles il faut associer les aides-soignantes, sont le plus souvent face aux échecs conjugaux plutôt qu'installées dans le confort douillet d'un nuage d'amour. Il est vrai que les conditions de travail, qui pour la majorité d'entre elles sont très difficiles en Martinique, ne favorisent pas la vie conjugale. A moins, que ce ne soient les hommes, qui une fois le phantasme assouvi, reportent leur convoitise sur une autre … blouse.

Le 12 Mai, jour anniversaire de la naissance de Florence Nightingale, est célébrée La Journée internationale de l'infirmière. C'est l'occasion de leur porter une attention particulière car, après tout, elles sont une composante essentielle dans la vie de chaque individu qu'il soit, ou non, en situation de handicap.

Ce jour, elles recevront, avec humilité et allégresse, un chocolat, une rose ou … un sincère et profond… Merci.

Auteur : Romain De Caprice
Publié le 16/04/2009
La MDPH à la vitesse du môlôkoy ?
Dans son édition initiale, en Mai 2008, handinina.com vous alertait sur les lenteurs manifestes de la MDPH dans le traitement des dossiers et demandes déposés par les personnes en situation de handicap de Martinique, aujourd'hui, un an plus tard les choses n'ont guère bougés.

Pour ceux qui l'ignoreraient encore, le môlôkoy est le mot martiniquais désignant la tortue de terre, et comme chacun le sait, outre sa carapace, ce qui caractérise la tortue est sa propension à se mouvoir extrêmement lentement.

Le moins que l'on puisse dire est que la MDPH s'illustre, elle aussi, par sa lenteur ; à titre d'exemple, des délais exponentiels en matière de traitement de demande de prestation compensatoire du handicap (PCH). Plusieurs personnes en situation de handicap sont victimes de cet état de fait qu'il s'agisse de demande initiale de PCH ou de renouvellement de PCH.

Si, il est vrai que la MDPH est plus rapide que l'entité qu'elle a remplacé, la COTOREP, elle demeure encore bien trop lente du point de vue des demandeurs. Il y a là, peut-être, un certain nombre d'emplois qui mériteraient d'être créés car autrement le quidam pourrait s'interroger quant aux compétences professionnelles des agents en poste actuellement ; si les difficultés ne sont pas inhérentes à la quantité, elles le sont à la qualité du personnel.

Peut-être faudrait-il nourrir le môlôkoy de laitue génétiquement modifiée…ou lui injecter un peu d'EPO.

Matjè : Vincent Mariello
Iparèt : 15/04/2008
Pouss' bambou, fôk gadé sit' tala
Lé mèt-a-mannyok handinina.com désidé ba an létjip jenn' an pal pou an sit' yo monté, dépi yonn' dé tan, pou voyé douvan douvan awtis' nan péyi matinik.

Sé asosiyasyon Pouss' Bambou ki potomitan afè tala ek ki ké fè zot' konnèt tout' awtis péyi-a. awtis ki ka fè lapenti, ki ka matjé, ki ka jwé lanmizik'… an nou di tout' kalté awtis sirtou sa ki an ba fèy ek lè gwo « médias de la place » paka mété pli douvan

Zot' ké pé twouvé osi yonn' dé bèlté lanati désiné atè matinik.

Auteur : Romain De Caprice
Publié le 01/11/2008
Appel à la mobilisation générale
Le samedi 22 novembre de 9h à 12h dans la cour du Théatre Municipal de Fort-de-France, est organisé un Grand Rassemblement de plusieurs associations de personnes en situation de handicap de Martinique.

Cette opération, à l'initiative de laquelle se trouve notamment l'association Regards neufs sur les différences, a pour objectif la mise en place d'une Fédération Martiniquaise du Handicap. Elle a, en outre, pour corollaire l'exposé d'une action qui devrait etre entreprise auprès des tribunaux à l'encontre des pouvoirs publics, la mise en place d'une institution de gestion des fonds du handicap et la signature d'une pétition pour la création d'un f onds d' i nvestissement s pécial des budgets 2008 non utilisés (150 millions d'euros dans le cadre du Fonds d'investissement pour l'intégration des personnes handicapées dans la fonction publique)

Auteur : Romain De Caprice
Publié le 01/11/2008

Stationnement réservé, laxisme ou bêtise de vigile
Ces dernières années, du fait du militantisme associatif aussi bien en France qu'en Martinique, les places de stationnement réservées aux personnes en situation de handicap ont fleuries en Martinique telles des flamboyants en période de floraison.

Ainsi, dans toutes les villes du pays, il est devenu très courant de constater l'existence de ces places aux abords des bâtiments administratifs, dans les grands ensembles de logement et dans les parkings des centres commerciaux. Ce constat pourrait laisser croire que les personnes en situation de handicap peuvent se déplacer, ou tout au moins se garer, sans difficultés. Awa – (non) – il n'en est rien.

Cela est particulièrement criant lorsque sur les parkings des centres commerciaux, les places prévues sont presque systématiquement occupées par des véhicules dépourvues de carte de stationnement réservé. De surcroit, ces véhicules sont conduits et occupés par des personnes dénuées de handicap donc valides. Pourtant, tous ces centres disposent de vigiles – (d'agents de sécurité pour être politiquement correct) – chargés de faire respecter l'usage dévolu à ces places. Bien entendu, nombre de ces agents s'acquittent très professionnellement et courtoisement de la tâche qui leur est confiée, malheureusement d'autres sont carrément à l'opposé de ceux-là, ils oscillent entre laxisme et bêtise.

Le laxiste se manifeste par sa propension à tomber en léthargie lorsqu'un conducteur valide baraqué ou porteur des signes distinctifs du supposé Bad-boy se gare effrontément sur une place réservée. Dans d'autres cas, il autorise même ses proches à utiliser indument ces espaces… Enfin, le vigile laxiste ferme les yeux, ou plutôt les écarquillent, lorsque se présente à lui une conductrice disposant d'attraits à faire pâlir Naomie Campbell, là il n'écoute plus que ces phéromones et tel un preux chevalier vole au secours de la belle en détresse.

La bêtise de certains vigiles, qui sont parfois les mêmes à être laxistes, se révèle curieusement lorsqu'un conducteur ou un passager ne présentant de prime abord, aucun signe extérieur de déficience moteur se gare sur une place réservée. Ils accourent, tel un molosse prêt à mordre au moindre faux-pas, exigeant promptement la présentation de la carte de stationnement. Dans d'autres cas, cela devient carrément kafkaïen quand les places réservées étant toutes occupées, la personne en situation de handicap a l'outrecuidance de se garer en bordure de la voie de circulation, sans empiéter sur celle-ci. Le molosse laisse place au petit soldat de la Wehrmacht lui intimant l'ordre d'occuper l'une des places… certes réservées… mais déjà prises, puis, devant l'absurdité de la situation finit par asséner un cinglant « vous n'avez qu'à aller ailleurs !» sous-entendu un autre centre commercial.

Dès lors, un constat s'impose ou se confirme, à l'heure où le secteur de la sécurité est en pleine restructuration en Martinique, il est grand temps d'accroître la formation de ces professionnels.

Auteur : Romain De Caprice
Publié le 21/08/2008

La santé mentale en Martinique, on... sans fous!
Ces dernières décennies le nombre de personnes atteintes de troubles mentaux a considérablement augmenté en Martinique. Pourtant la prise en charge de ces malades n'a pas suivi la même courbe exponentielle en terme d'infrastructures d'accueil et ou de soins. Pendant très longtemps les malades mentaux, issus des milieux aisés, étaient expédiés en Europe, par leurs proches, pour préserver la réputation de la famille. Les autres, quant à eux, se retrouvaient internés, ou plutôt confinés à l'Hôpital Psychiatrique de Colson. Situé à Fort-de-France sur la route de Balata en direction de la ville de Morne-Rouge, il est depuis nanni-nannan (fort longtemps) – en sur-occupation et en quasi-vétusté. Il sera d'ailleurs, en grande partie transféré à l'hôpital de Mangot Vulçin, au Lamentin, dont la construction devrait être achevée en 2009.

Le vieillissement de la population et son corollaire la maladie d'Alzheimer, combiné aux ravages causés par la toxicomanie (voire la polytoxicomanie) de plus en plus répandue en Martinique contribuent très généreusement à l'accroissement du nombre de malades mentaux. Plutôt que de les parquer ad vitam aeternam à Colson, les autorités sanitaires ont fort heureusement choisi d'implanter en divers endroits du pays, de petites unités d'accueil pour malades mentaux stabilisés. Les Centres Médico-Psychologique (CMP), généralement implantés en centre-ville (Saint-Pierre, Fort-de-France, Rivière-Salée…) n'entrainent aucune hostilité de la part des habitants de ces villes, car ils sont vécus comme de simples cabinets médicaux. Il en est tout autrement lorsqu'il s'agit de structures d'accueil pour malades résidents…

La Martinique, ce pays qui s'ouvre de plus en plus au Monde, au travers des bouquets de chaines câblées ou satellites, d'internet et autres téléphones portables, se ferme de plus en plus à elle-même en excluant ses propres enfants notamment au prétexte de maladie mentale. C'est ainsi que toute ouverture de structure d'accueil pour malades mentaux résidents génère l'hostilité des habitants qui d'une manière générale s'élèvent contre « cet acte irréfléchi de la municipalité d'accepter ces gens-là dans la commune ». D'autres avancent que « le quartier perdra de sa tranquillité » ou que «les enfants seront en danger »… Même si il est légitime de s'interroger sur les mesures mises en œuvre pour conserver la quiétude des quartiers situés à proximité de ce type de structure, il convient aussi de préserver les valeurs ancestrales d'empathie et de solidarité qui caractérisent la Martinique d'antan. Malheureusement, ce sont la peur de la différence et le repli de chaque famille dans le pré-carré que représentent la villa, la piscine et la voiture qui semblent prédominer ce qui débouche notamment sur le rejet du malade mental.

Bien entendu, ceux qui se regroupent en collectif de défense, pour s'opposer à l'implantation des structures précitées, affirment haut et fort qu'ils n'ont aucun grief contre les malades mentaux et qu'ils admettent sans aucunes réticences qu'il faille leur offrir une prise en charge médicale efficiente. Ils oublient, volontairement, d'ajouter que leur souhait est que les malades mentaux soient traités ailleurs… le plus loin possible de leur villa, de leur travail, de l'école de leur enfant… en un mot de tous LEURS lieux de vie au sens large du terme. Pour autant ils sont incapables d'identifier clairement ce « ailleurs » l'essentiel étant qu'ils soient, eux, le centre d'un monde sans fous !

Auteur : Romain De Caprice
Publié le 24/07/2008

AAH ou CAV pourquoi faudrait-il choisir ?
Les bénéficiaires de l'Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) sont contraints par la Caisse d'Allocations Familiales de Martinique de se poser la question et de faire le choix entre « rester à la maison avec un minima social » et « travailler dans la précarité avec un salaire minime ».

Selon plusieurs informations arrivées à la rédaction de handinina.com, l'AAH et les revenus provenant d'un Contrat Avenir (CAV) ne peuvent être cumulés par un travailleur en situation de handicap et titulaire de la reconnaissance de travailleur handicapé.

Ainsi tous ceux qui se trouvent dans cette situation sont, à priori, à choisir entre ces deux sources de revenus ou, à postériori, à rembourser ce que la CAF Martinique qualifie de « trop perçu ». Pourtant, il semblerait que les revenus tirés de contrats d'insertion conclu par des bénéficiaires de l'AAH ne doivent pas être pris en compte pour le calcul de l'AAH puisque n'étant pas inclus dans le revenu net catégoriel de l'intéressé. (lire article L'allocation aux adultes handicapés (AAH) dans la rubrique Droits de ce site)

Par ailleurs il semble qu'aucune démarche d'information n'ait été entreprise par la CAF Martinique auprès des allocataires susceptibles de se voir proposer un Contrat d'Avenir. A l'heure où le pouvoir d'achat est en nette liquéfaction et où l'Etat dit vouloir favoriser l'insertion socio-économique des personnes en situation de handicap, le choix imposé par la CAF Martinique est ressenti comme injustifié par les allocataires concernés.

Auteur : Romain De Caprice
Publié le 31/05/2008

Les choses traînent à la MDPH de la Martinique
Contrairement à ce qui est souvent annoncé par les dirigeants de la MDPH, les choses n'ont pas beaucoup changé depuis la disparition de la Cotorep.

Anciennement l'instruction d'un dossier de demande ou de renouvellement de l'AAH durait un an et le public le savait. Aujourd'hui, au lieu des quatre mois règlementaires la MDPH annonce un délai de traitement de six mois. Malheureusement ce delai sous-entend six mois minimum.

L'allocataire qui, soucieux de l'évolution de sa demande, se renseigne auprès de la MDPH se voit rétorquer un laconique "... je ne peux rien vous dire, nous avons beaucoup de dossiers, vous n'avez qu'à attendre..."

On dit que tout ce qui traine se salit...

Auteur : Pierre Dja
Publié le 01/06/2008

Lettre ouverte à Aimé Césaire (1913 - 2008)

C'est à toi que l'on doit la vérité sur notre histoire,
Et aussi sur notre avenir en tant que peuple. Mais Eux n'ont rien voulu entendre.
Sais-tu aussi que ce peuple fait semblant de ne pas comprendre? Eux t'avaient bien compris.
Ainsi ont-ils préféré cacher ton existence car tu en savais et en disais trop.
Ils sont venus quand même, Eux  ! Et ils semblaient fiers de la chute d'un pilier de la maison.

Rien n'a changé depuis 46 , nous étudions toujours nos bourreaux du passé comme des héros.
Et oui, hélas, Louis XIV, Napoléon sont pour nous des héros, Louverture un pauvre imbécile.
Assimilation ? « Mais c'est normal ! » dit ton peuple. Mais tu ne lui en veux pas.
Ils nous ont débarrassés des chaines aux pieds, mais nous les ont remises à la tête.
Même tes successeurs tergiversent sur la question de l'émancipation du peuple martiniquais.
Et oui, tu t'en vas en espérant un réveil de ton peuple , mais le sommeil est si délicieux…

A TOI, qui t'ai longtemps battu pour que nous comprenions qui nous étions.
A TOI, aussi qui as fait émerger une partie de notre histoire.
Mais à Toi , nous nous excusons de faire semblant de ne pas comprendre, et te disons que ta mission sera accomplie, sans doute dans des années ou des siècles. L'essentiel est qu'elle soit accomplie par nous, Peuple martiniquais. Car comme l'a dit ton fidèle compagnon, Pierre Aliker : « …Les spécialistes des questions martiniquaises, ce sont les Martiniquais »

 
 
 
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